La Dr Manon Lallement a impressionné le jury par sa double expertise en instrumentation et en applications astrophysiques utilisant des technologies de pointe. Elle a apporté plusieurs contributions majeures au domaine de l’astrophotonique, notamment en optimisant un combineur de faisceaux à optique intégrée à haut débit dans les longueurs d’onde visibles et en le testant en observation avec l’instrument FIRST au télescope Subaru sur le Mauna Kea. Parallèlement, elle a exploré la nouvelle technologie Photonics Lantern et l’a intégrée à FIRST, offrant ainsi un moyen efficace d’alimenter son spectrographe. En seulement trois ans en tant que doctorante au LESIA de l’Observatoire de Paris, en collaboration avec l’IPAG de l’université de Grenoble et l’observatoire SUBARU, elle a introduit un nouveau mode d’observation dans l’un des principaux observatoires astronomiques optiques au monde. De plus, à l’aide d’observations de la raie Hα avec FIRST, elle a mené une étude très convaincante sur le gaz ionisé chaud entourant une étoile massive. Le jury a particulièrement apprécié la capacité de Manon Lallement à mener des activités de R&D de pointe en haute résolution angulaire et des analyses astrophysiques de premier plan.
Le prix Olivier Chesneau est décerné conjointement tous les deux ans par l’Observatoire européen austral (ESO) et l’Observatoire de la Côte d’Azur (OCA) pour les travaux exceptionnels de jeunes chercheurs dans le domaine de l’astrophysique à haute résolution angulaire. Il rend hommage aux travaux d’Olivier Chesneau (1974-2014) et à ses contributions extraordinaires tant à l’instrumentation qu’à l’astrophysique grâce aux techniques à haute résolution angulaire. Le jury tient à souligner la qualité exceptionnelle de tous les candidats cette année, ce qui met en évidence le fort potentiel scientifique de ce domaine en plein essor, tant au niveau de l’instrumentation que dans de multiples domaines de l’astrophysique galactique et extragalactique.