La grande aventure de l’interférométrie

23 février 2026 La grande aventure de l'interférométrie

Née au XIXᵉ siècle de l’intuition d’un physicien français, l’interférométrie est devenue l’une des techniques les plus puissantes de l’astronomie moderne. De la première idée théorique aux observatoires géants comme le VLT, retour sur une aventure scientifique et humaine hors du commun, racontée en vidéo par Eitan Péchevis, ingénieur de recherche en optique au LIRA.

Comment les astronomes sont-ils parvenus à sonder l’Univers avec une précision toujours plus fine, jusqu’à construire les plus grands télescopes du monde ? Pour répondre à cette question, il faut remonter au milieu du XIXe siècle. À cette époque, un physicien français, Hippolyte Fizeau, pose les bases d’une technique appelée à révolutionner l’observation astronomique : l’interférométrie. Le principe consiste à combiner la lumière collectée par plusieurs instruments afin d’augmenter leur pouvoir de résolution, comme s’ils formaient un seul et immense télescope. Une idée audacieuse pour son temps, qui nécessitera plus d’un siècle de développements théoriques et technologiques pour atteindre sa pleine maturité.

Cette épopée scientifique — dans laquelle l’Observatoire de Paris a joué un rôle majeur — est faite d’intuitions fondatrices, d’innovations techniques et de collaborations internationales. De la première idée esquissée sur le papier aux instruments modernes capables de révéler les détails les plus subtils des étoiles et des galaxies, Eitan Péchevis, ingénieur de recherche en optique au LIRA, raconte en vidéo comment la persévérance scientifique a transformé une intuition visionnaire en un outil majeur de l’astronomie contemporaine.

Sphère de Labeyrie, située sur le campus de Meudon de l’Observatoire de Paris.
Construit au début des années 70, ce petit prototype en pierre a permis à Antoine Labeyrie de démontrer l’utilité de l’interférométrie optique en astronomie. Grâce à ses travaux, Labeyrie aura permis de défricher une nouvelle technique d’observation, aujourd’hui utilisée par le plus grand télescope du monde, le VLT, dans le désert de l’Atacama.
Crédits : Eitan Péchevis