Soutenance de thèse de Garance BRAS le jeudi 19 mars 2026

17 mars 2026

La soutenance de thèse de Garance BRAS aura lieu le jeudi 19 mars 2026 à 14h dans l’amphithéâtre Evry Schatzman à Meudon. La thèse sera soutenue en anglais avec un support visuel en anglais.

Elle pourra être suivie en direct sur la chaine YouTube du LIRA


Titre de la thèse

Modélisation optimisée des étoiles pulsantes pour l’échelle des distances extragalactiques.

Composition du jury

  • Yveline Lebreton (LIRA) : présidente
  • Katrien Kolenberg (KU Leuven) : rapportrice
  • Denis Mourard (OCA) : rapporteur
  • Louise Breuval (STScI) : examinatrice
  • Grzegroz Pietrzyński (CAMK) : examinateur
  • Antoine Mérand (ESO) : membre invité
  • Nicolas Nardetto (OCA) : membre invité
  • Pierre Kervella (LIRA) : directeur de thèse

Résumé

Les étoiles variables pulsantes, notamment les Céphéides et RR Lyrae, sont des outils puissants pour la détermination des distances. Les relations Période-Luminosité permettent de déduire leur luminosité intrinsèque, ensuite comparée à leur magnitude apparente. Par ailleurs, la méthode de la parallaxe de pulsation utilise la relation trigonométrique entre la variation du rayon et du diamètre angulaire d’une étoile pour en déterminer la distance. Cette dernière fait intervenir un paramètre, le facteur de projection, qui convertit les vitesses radiales observées à la vitesse de la photosphère. Ce paramètre, entièrement dégénéré avec la distance, montre d’importantes variations statistiques, nous empêchant d’utiliser la parallaxe de pulsation à grande échelle. Une compréhension plus fine de la pulsation est requise afin de déterminer l’origine de cette dispersion.
Dans cette thèse j’étudie tout d’abord le facteur de projection dans le cas des RR Lyrae, à l’aide du code SPIPS et de nouvelles mesures de vitesses radiales, afin de le comparer aux Céphéides. Je montre que la valeur et la dispersion du facteur de projection des RR Lyrae sont assez similaires à ce qui a été observé pour les Céphéides et que les différentes méthodes de mesure des vitesses radiales ont peu d’impact sur cette dispersion à condition de considérer des données homogènes. Je présente aussi mes travaux relatifs à la variation du coefficient d’assombrissement centre-bord lors de la pulsation, un ingrédient clé du facteur de projection, grâce à des observations interférométriques de la Céphéide η Aql.
Dans un second temps, je développe des courbes de lumière génériques pour les Céphéides, à l’aide des modèles multi-bandes SPIPS. Ces courbes génériques permettent pour une période de pulsation donnée de prédire la forme de la courbe de lumière dans une large sélection de bandes photométriques. Elles sont particulièrement efficaces pour modéliser des courbes de lumière sur des observations rares ou peu précises, comme c’est le cas pour les Céphéides extragalactiques.